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AnneC - Les paroles s'envoles

PROMESSES de Simona Ferrante

  • By AnneC

  • In Ferrante Simona, Nouveautés, Nouveaux auteurs, témoignages

  • Posted on 28 novembre 2020

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RÉSUMÉ Rafael Editions 06/2020 180 p. Années 70. La narratrice vit en Roumanie avec ses parents et sa sœur Vara. Quand, à ses 16 ans son père meurt, une nouvelle vie chargée de responsabilités l’attend et elle envisage des études de lettres. Années 80 : Au « congrès du parti en 1982 » le gouvernement décide la famille « d’économiser » pour éponger la dette. Elles partagent donc toutes les trois l’appartement par mesure d’économie dans un communisme ambiant dans le pays avec des restrictions alimentaires, et des libertés peu à peu bannies, surveillant de près toute la population mais canalise la jeunesse en devenir de fervents partisans du régime. L’héroïne poursuit ses études, et tombe amoureuse plusieurs fois, et à son désespoir d’un certain grec subjugué par l’utopie du régime politique qui sévit en Roumanie. Puis, devenue professeure, elle épouse Victor auront une fille ; mais un divorce compliqué s’imposera à la suite des violences subies infligées par ce mari alcoolique et imprévisible. Elle trouvera refuge avec sa fille chez sa mère et sa sœur. Années 90. Le communisme s’effrite mais également les revenus du peuple qui ne peuvent permettre aux familles de vivre convenablement. L’opulence des étals est bien là mais les portemonnaies sont vides. La narratrice doit assumer plusieurs travails à la fois pour subvenir aux besoins de sa fille, sa mère vieillissante et sa sœur. Et bientôt, la solution se trouve derrière la frontière avec d’autres contraintes étatiques… MON AVIS Je remercie Simona Ferrante, un auteure chambérienne pour la proposition de son premier roman. Difficile de le lâcher quand on le commence. Dès le départ on est immergé dans l’univers familial de la narratrice, puis on en apprend tellement sur son environnement social ! Ce roman pourrait être qualifié de roman historique avec son empreinte sociale et politique. Son écriture très fluide le rend agréable à lire, voici un bon page-turner. L’érudition de l’auteure, ressentie dans le vocabulaire utilisé, surclasse l’ouvrage, et ne le limite pas à un témoignage. Mon seul regret : les données temporelles et nominatives sur les dirigeants en place, etc. Ces données –peut-être pour un futur volume ! – mériteraient d’être étayées pour apporter une dimension historique et sociale plus importante. Mais cette immersion dans le communisme est déjà très instructive et émouvante car très concrète. Par son intermédiaire, l’héroïne soumet au lecteur une cruelle réalité vécue par nombres de femmes de sa génération. Son expérience nous instruit de cette période heureusement révolue et pourtant si proche de nous en temps et lieu. LE RECIT D’UNE ROUMAINE Linéaire dans sa chronologie, le récit est marqué d’un certain dynamisme car composé de beaucoup de mouvements et d’émotions mais plus de dialogues lui procureraient un atout. Certes, cette biographie riche d’intérêts aborde beaucoup de thèmes sociaux : deuil, violence conjugale, adolescence, avortement, vie de couple, famille monoparental, alcoolisme, amour, immigration, place de la femme dans la société, divorce. Mais aussi des éléments géopolitiques ! Le récit met en lumière la force de cette femme courageuse qui a su transmettre sa propre émotion d’adolescente puis de femme. Et une femme forte, courageuse pas bégueule avec des histoires d’amours malheureusement décevantes car elle a le don de s’éprendre d’amoureux qui ne lui correspondent pas. Sa condition féminine comme celle nombre de ses congénères est pavée d’embûches, et je ne peux taire l’horreur sociale, physique, et psychologique de son expérience d’IVG dans les années 80 mais si indigne d’humanité. UNE ROUMAINE DEVENUE CHAMBÉRIENNE Son vécu et son ressenti personnel teintés de pudeur dans ses confidences intimes livre son histoire familiale dans un cadre particulier. Ainsi, elle évolue dans la Roumanie entre les 70’s à 1995 au gré des politiques et de l’histoire soviétique. La totalitarisme sous la dictature de Ceausescu, soumet le peuple qui consent à se départir de libertés. En effet, La Roumanie, pays soviétique sous l’égide du communisme, érigée en quasi religion unique opprimait la population. Sa conception politique qui faisait abstraction de l’individu : la peur règne en maitre, les contrôles et les surveillances sont omniprésentes. En s’emmourachant d’un Grec, ébahi par l‘utopie communiste, Simona est dépitée et sidérée. Cet étranger vénère ce régime, alors qu’elle redoute sa réalité cruelle ! La vigilance de la narratrice même jeune, s’alerte des mesures liberticides du régime totalitaire. Son récit et son expérience retranscrit à la perfection cette abnégation extrême de pouvoir s’exprimer, de prier, de s’opposer… une belle illustration de la véritable privation LIBERTE à ceux qui aujourd’hui réfutent l’usage du masque (préconisé pour protéger autrui) comme liberticide ! Il y a de quoi sourire devant le vécu d’autres civilisations face à la liberté… Là aussi, Simona raconte son difficile parcours vers la liberté, un long cheminement jusqu’à sa vie d’aujourd’hui en Savoie. Pour trouver le livre sur la Fnac et Decitre : L’AUTEURE « Promesses » publié en 2020 est son premier roman. Auteure de romans et de contes pour adultes et enfants, l’écriture a été sa passion depuis toujours. Après une licence en langue et littérature roumaine et française, Simona Ferrante a été professeure de littérature roumaine pendant quinze ans, puis elle a émigré en France. En France, elle a travaillé pendant plusieurs années comme interprète en langue roumaine et brièvement comme correspondant locale de presse pour le « Dauphiné Libéré », elle est lectrice bénévole pour le Festival du premier roman. Ses grandes passions, l’écriture et la lecture jalonnent sa vie. Elle est l’auteure aussi de « Témoignage de l’autre rive », publié en 2014. En 2017 elle publie chez l’Harmattan un livre de contes, « Sinzienele ou les Fées de l’amour, Mythes et légendes de Roumanie », livre qui contient sept contes autour des plus célèbres mythes roumains. Le livre est illustré magnifiquement par le peintre roumain Emil Florin Grama. En 2020, elle publie le conte illustré « Lino a une grande famille », pour enfants de 5 à 8 ans.



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Le Petit Reporter du 73

Chambéry: Rafael Editions, fruit de la passion

https://www.lepetitreporterdu73.com/2020/08/chambery-rafael-editions-fruit-de-la.html

Publié il y a 5th August par Le Petit Reporter

Localisation : 73000 Chambéry, France

Libellés: #livres #RafaelEditions #éditions


Simona Ferrante est une passionnée, de littérature, d'écriture, de livres et de rencontres. C'est de cette passion qu'elle a tiré l'énergie pour créer sa propre maison d'éditions, à Chambéry. Enseignante, auteure et éditrice, après plusieurs années d'angoisse à attendre le retour des grandes maisons d'éditions parisiennes, elle a dû faire un choix : ranger son stylo ou créer sa structure. Et c'est chose faite depuis le 1er mars 2020 au travers d'une maison d'éditions qu'elle a créée de ses mains, fruit de sa passion.


"Pendant dix-sept ans j'ai fait quelque chose qui ne me correspondait pas, je me suis dit que je me devais à moi-même d'aller au bout de ma passion. Je n'y ai pas renoncé". Avec ces quelques mots, Simona Ferrante plante le décor : l'écriture et la lecture la définissent, depuis l'enfance. Arrivée à Chambéry il y a 18 ans, elle a secondé son mari dans un commerce de la cité des Ducs. Pas par passion mais plutôt par devoir, elle s'est impliquée pour faire vivre l'activité, jusqu'à la vente en septembre 2019. "Je devais faire quelque chose qui me plaisait, sinon je n'aurais pas été capable de faire quoi que ce soit d'autre", souligne-t-elle. Professeure de langue et littérature roumaine dans son pays d'origine, passionnée d'écriture et de lecture, Simona Ferrante a nourri le feu de cette passion avec assiduité chaque jour, allant même jusqu'à publier des poésies dans des journaux roumains jusqu'à passer le cap du manuscrit.


"Si je ne publiais pas mes manuscrits, j'aurais vécu pour rien"


Le problème est connu désormais, et encore plus depuis un sondage réalisé par Librinova et le magazine Lire paru le 11 mars 2019: près de 5 millions de manuscrits dorment dans les tiroirs, car plus de la moitié des français rêvent de publier un livre. Et pour nombre d'entre eux, cela reste un rêve, inaccessible, tant les maisons d'éditions traditionnelles sont sélectives. Les refus ? Simona Ferrante y a goûté, ce qui lui aurait presque fait renoncer à sa raison d'exister. "J'ai reçu plus d'une vingtaine de refus pour les manuscrits que j'ai envoyés à des maisons d'édition", explique-t-elle, "je ne pouvais pas aller plus loin si je restais dans le refus de ce qui me passionnait. A chaque fois que j'envoyais un manuscrit, je vivais dans l'attente d'une réponse, je me jetais dans l'aventure toute entière. Tous les jours je vivais à l'extérieur de moi, je me couchais chaque soir avec l'idée que le lendemain je recevrais une réponse. Et j'ai eu tant de refus, que j'ai décrété il y a deux ans que je n'écrirais plus un mot. J'ai même arrêté la lecture, jusqu'à ce que je réalise que j'étais en train de détruire tout ce qui est était important pour moi." Lectrice au Festival du 1er roman de Chambéry, elle rêve de pouvoir y participer en tant qu'auteure, espérant surtout que le comité reconnaisse les auteurs auto-édités comme des auteurs à part entière. "Nous devrions nous regrouper, pour faire entre notre voix", clame-t-elle, "il faut laisser vivre le paysage littéraire. Gagner les concours n'est pas le plus important, ni que mon livre devienne un best-seller, mais simplement de pouvoir être reconnu en tant qu'auteur." La question est encore en suspens, par ailleurs, puisqu'un décret sur le sujet était en projet avant le confinement, au ministère de la Culture : un livre sur cinq est en effet enregistré au dépôt légal en auto-édition. Simona Ferrante a donc dû trouver un compromis, et c'est en créant sa propre maison d'édition qu'elle réalise "que je n'ai pas besoin de dépendre de qui que ce soit pour réussir."


Du projet aux projets littéraires


Du rêve à la réalisation, il a fallu sauter le pas. Une fois au chômage, après la vente du commerce familial, Simona a monté un projet avec le Pôle Emploi. Elle est à présent auto-entrepreneure, et édite ses propres ouvrages, pour enfants et pour adultes, avec Rafael Editions, tirant ses revenus de la vente desdits ouvrages. Pour le moment, éditer d'autres auteurs n'est pas encore au programme sauf "si j'ai un coup de cœur pour l'un, c'est à voir, pour le moment, c'est la partie financière qui est encore compliquée, tout ce que j'investis, c'est avec mes propres moyens pour le moment", explique la néo-éditrice, "j'apprends le métier d'éditrice sur le tas, je pose beaucoup de questions, je me renseigne, il y a tellement de choses à connaître, mais c'est un grand plaisir qui me remplit." Car ce n'est pas tout d'écrire il faut aussi vendre les livres. Pour ce faire, le seul moyen est de courir les salons, les séances de dédicace. Les prochains auxquels elle participera seront à Belley et à Grésy-sur-Isère*. "Si dix lecteurs lisent le livre, et que cela leur apporte quelque chose, j'aurai tout gagné", sourit-elle. En attendant, elle a participé à des séances de dédicaces au café du Biollay de Chambéry et s'apprête à dédicacer ses deux ouvrages à Aix-les-Bains, à la maison de la presse**. "Pour le moment, mes livres sont bien accueillis par le public", confie celle qui a puisé dans sa propre expérience, pour écrire le roman "Promesses", "les gens sont intéressés par le domaine, attirés par la curiosité, parce que c'est un roman qui parle d'une expérience vécue, de choses de la vie d'une jeune femme roumaine, qui décide d'émigrer, alors qu'elle a vécu le communisme jour après jour, et qui y trouve un échappatoire." Quatre ans après avoir compris qu'elle n'avait nul besoin de l'accord des autres pour vivre de sa passion, Simona Ferrante a déjà entrepris l'écriture d'un second ouvrage pour enfants, d'un deuxième roman, et d'une série "d'histoires très courtes", qu'elle souhaite intituler "mots voilés", puisqu'elles contiennent tous les mots que l'on ne s'autorise pas à dire, "mais que je m'autorise" qui sortira d'ici l'année prochaine.


En matière de rythme, l'auteure-éditrice chambérienne souhaite dans l'idéal sortir deux livres par an maximum, pour lui laisser le temps de vivre, et de faire les salons. Mais ce ne sont pas là ses seuls projets. Simona Ferrante espère aussi pouvoir renouveler à Chambéry une expérience déjà réussie à Saint-Alban-Leysse, en faisant participer des enfants d'écoles maternelles pour illustrer son livre pour enfants. "J'ai fait la demande à la mairie de Chambéry, un peu hors délai, mais j'espère qu'elle me sera accordée pour les illustrations du second ouvrage." Beaucoup de passion, donc et un passage à l'action qui démontre qu'en ne renonçant pas, tous les rêves sont à portée de main.

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